|
|
MARBELLA
Le
Calvario Hermitage, minuscule chapelle construite aux alentours de 1710,
domine le village. Des croix en fer noir balisent un petit sentier à travers
la forêt de pins. La vue sur la côte et sur le village mérite le détour.
Marbella connut son âge d'or dans les années 1970, lorsque les personnalités
du monde entier s'y retrouvaient. À l'époque où le tourisme était en pleine
expansion sur la Costa del Sol, les célébrités avaient leurs habitudes dans
les hôtels luxueux et discrets, tels que Los Monteros, Puente Romano et le
Marbella Club.
Ces fastes ont quelque peu disparu, mais Marbella reste une ville agréable
qui mérite que l'on s'y attarde une demi-journée. Le quartier le plus
intéressant est le casco antiguo, la vieille ville. Au centre, la Plaza de
los Naranjos, la place des orangers, date de 1485. Malgré les parasols
omniprésents, les balcons en fer forgé ornés de géraniums et les petites
rues mystérieuses qui partent de chaque angle.
Influence arabe : 10 à 15 % des mots espagnols auraient une origine arabe,
notamment les noms de lieux, en particulier en Andalousie. Guaà, par
exemple, signifie « rivière », (Guadalquivir, Guadalhorce et Guadalmina).
Al-mariya (Almeria) signifie « miroir de la mer », tandis que Djebel al-Tariq
(Gibraltar) signifie « montagne de Tariq », du nom du premier général maure
de la péninsule ibérique.
Al-Djezirah al Hadra (Algéciras) signifie « île verte ». Mulhacen, le plus
haut sommet de la Sierra Nevada, porte le nom du père de Boabdil, le dernier
roi maure de Grenade.
La N 340, l'autoroute principale de la Costa del Sol, est réputée pour ses
accidents. Si vous l'empruntez, soyez extrêmement prudents. Le « N » indique
qu'il s'agit d'une route principale, mais elle traverse toutes les stations
balnéaires.
Respectez les feux. Prenez garde aux piétons inattentifs. Ne tournez jamais
à gauche là où c'est interdit. Utilisez toujours les cambio de sentido.
Les allées sont bordées de boutiques et de restaurants, tous plus tentants
les uns que les autres. Les maisons mauresques blanches sont soigneusement
entretenues, à l'entrée desquelles sont inscrits les noms de rue et les
numéros sur des ozulejos (carreaux de céramique colorés).
Sur la Plaza de los Naranjos, l'élégant Ayuntamiento (hôtel de ville) de
1568 porte une inscription en pierre commémorant la reconquête de la ville
par les Rois catholiques en 1485. À côté, la façade de l'ancien tribunal,
(actuel office de tourisme), date de 1602. En face, la fontaine a été
inaugurée en 1504 par le premier maire chrétien de la ville.
En quittant la place par l'angle nord-est, on découvre les ruines des
remparts entrecoupées de maisons jaunes et blanches. Au sud de la place, une
allée mène à l'église Santa Maria, surprenante par sa grande taille dans ce
dédale de ruelles minuscules. À l'intérieur, l'orgue moderne construit en
1972 comporte 5 000 tuyaux en étain, en cuivre et en bois.
Une halte s'impose sur la Plaza de los Naranjos pour déguster un jus
d'oranges pressées ou un café con lèche (café au lait). La plus belle avenue
de Marbella porte le nom de Avenida Ramon y Cajal, aux multiples boutiques
de luxe. Ce boulevard bordé de palmiers longe le casco antiguo au sud.
Traversez-le pour rejoindre l'Alameda, un minuscule parc arboré. De là, un
sentier pavé de marbre descend jusqu'à la plage. Les trois plus grands
hôtels et les meilleurs clubs nautiques sont situés en bordure de la ville.
Les amateurs de botanique trouveront à Marbella un musée du Bonsaï (ouvert
tous les jours de 10 h à 13 h 30 et de 17 h à 20 h en été, de 10 h à 13 h et
de 16 h à 19 h en hiver, tél. 95 286 29 26). Un olivier de 300 ans et
quelques Abeis pin-sapo, nichés au milieu de rochers empruntés au parc
national d'El Torcal, sont parmi les plus beaux spécimens du musée.
À voir également la grande mosquée, et à côté, l'un des palais de l'ancien
roi Fahd d'Arabie Saoudite, réplique de la Maison Blanche, et uniquement
visible en prenant la direction du Marbella Club.
|
|