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Palacio de Mondragôn
Situé
sur la Plaza de Campillo, dans le quartier mauresque, ce palais fut bâti en
1314 par Abomelic, roi de Ronda. Il accueillit ensuite les gouverneurs
maures qui lui succédèrent. Après la Reconquête, Ferdinand et Isabelle, les
Rois catholiques, le transformèrent pour leur propre usage. Autour des
vastes patios à voûtes en fer à cheval, une grande partie des ouvrages
d'origine en stuc et des mosaïques sont conservés. Ouvert du lundi au
vendredi de 10 h à 19 h, samedi, dimanche et jours fériés de 10 h à 15 h,
tél. 95 287 84 50.
Meilleures périodes de l'année
À Jerez, il fait plus chaud que sur la côte en été, et plus froid en hiver.
En juillet et en août, les températures atteignent 38°C. Ronda et les
villages blancs affichent toujours quelques degrés de moins que la côte. En
hiver, il pleut un peu et il neige occasionnellement. Les jours de soleil,
l'atmosphère des montagnes est merveilleusement limpide. En mai, pour la
fête du cheval de Jerez, tout est complet. En septembre, la fête des
vendanges de Jerez et le grand festival de corrida goyesca de Ronda sont les
événements majeurs.
Bandits et vagabonds
Au 19eme siècle, Ronda était une étape importante du circuit des
voyageurs qui visitaient l'Europe, mais les bandaleros les guettaient pour
les dépouiller de leurs bijoux, voire les tuer. Ces bandaleros connaissaient
si bien le terrain que leurs chevaux étaient toujours tournés dans la
direction dans laquelle ils allaient prendre la fuite. Certains de ces
bandits sont légendaires. C'est le cas des Niiïos de Écija, qui
terrorisèrent les collines autour de Séville de 1814 à 1818. Ronda, tout
comme les villes voisines d'El Bosque et de Médina Sidonia, fut l'un des
bastions de ces bandits.
La route principale venant de la côte pénètre dans la ville par deux portes
: la Puerta de Almocabar, d'inspiration mauresque, qui marquait l'entrée
principale du château au 12eme siècle ; et la Porte Renaissance, construite
au 16eme siècle par
Charles Quint. La Ciudad a conservé sa structure mauresque, avec son
labyrinthe de ruelles étroites bordées de maisons blanchies à la chaux
entrecoupées de quelques grandes demeures Renaissance. À l'origine, au 12eme
siècle, l'église Santa Maria la Mayor, sur la Plaza Duquesa de Parcent,
était la mosquée de la ville. Plus tard, elle fut transformée en église
catholique, et le minaret fut remplacé par un clocher. À l'intérieur, on
trouve encore des traces d'inscriptions arabes. À côté, le minaret de San
Sébastian témoigne de l'existence d'une autre mosquée du 16eme siècle.
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